Une catégorie particulière doit avoir pour fonction de rendre compte qu'il s'agit de l'occurrence d'un fait plus que de celle d'un autre parmi un ensemble de faits semblables.
Ce rôle est dévolu à la catégorie système qui occupe la place principale dans le développement de la théorie grammaticale. Celle-ci se construit par la mise en place de réseaux de systèmes, c'est de la formalisation des modèles de nature paradigmatique dont il s'agit.
Toute unité observée dans son environnement textuel, c'est-à-dire au sein de l'organisation syntagmatique de sa structure, a fait l'objet d'un choix à partir du réseau découlant de l'environnement paradigmatique de chacun de ses traits; cela permet d'en faire ressortir à la fois la nature contrastante et les possibilités de combinaison. (G. Lemire. Langue française. Vision systémique. p. 39-40).
E. Benvéniste (dans Problèmes de linguistique générale, 1966, p. 21) souligne que les linguistes «...ont reconnu ce principe qui allait devenir le principe fondamental de la linguistique moderne, que la langue forme un système. Ceci vaut pour toute langue, quelle que soit la culture où elle est en usage, à quelque état historique que nous la prenions. De la base au sommet, depuis les sons jusqu'aux formes d'expression les plus complexes, la langue est un arrangement systématique de parties. Elle se compose d'éléments formels articulés en combinaisons variables, d'après certains principes de structure.
Rédigé par: gilleslemire | 18 janvier 2006 à 11:35
L'unité de plus grande taille est la phrase. Benveniste rappelle qu'elle appartient au discours (p. 130): «...avec la phrase on quitte le domaine de la langue comme système de signes, et l'on entre dans un autre univers, celui de la langue comme instrument de communication, dont l'expression est le discours.»
(Problèmes de linguistique générale)
Rédigé par: gilleslemire | 13 novembre 2006 à 14:38